mardi 21 septembre 2021

L'oeuvre de Geneviève Asse exposée à Bruxelles

 Samedi dernier, j'ai eu la chance et la joie d'assister au vernissage de l'exposition de l'Oeuvre de l'artiste peintre Geneviève Asse (1923-2021), récemment décédée. Une Oeuvre exemplaire, d'abstraction et de couleur (ah! le "bleu" Asse, entre ciel et mer!), une femme à la destinée remarquable (grande résistante, déportée, libre comme on ose à peine rêver la liberté!) C'est la Galerie Wittockiana, à Woluwe, qui accueille donc une présentation de son travail, en particulier du travail qu'elle a réalisé pour des auteurs en illustrant leurs livres, qu'il s'agisse de Silvia Baron Supervielle, Samuel Beckett, André du Bouchet, Pierre Lecuire ou Francis Ponge.

 Mon vieux amis  René de Ceccatty, écrivain, éditeur, traducteur, et Silvia Baron Supervielle avaient fait le déplacement de Paris, et nous avons pu dîner ensemble après le vernissage - qui fut rehaussé, le mot n'est pas trop fort, par la présentation du Professeur Francis Delpérée. Et le lendemain dimanche, j'eus la chance d'accueillir tout ce petit monde à la messe du Sablon, à 12h00, et d'y savourer avec eux la qualité incroyable des parties musicales (merci, Benoît Mernier...) Un déjeuner encore, pris "sur le pouce", et ils repartaient vers la Capitale française.

Allez voir l'expo consacrée à Geneviève Asse. Je vous en redonne les coordonnées : Musée des Arts du Livre et de la Reliure, Rue du Bermel 23 à 1150 Woluwe-saint-Pierre. Tél. : 02 770 53 33. 

Mail : info@wittochiana.org et site : http : // wittochiana.org


Et régalez-vous!

samedi 11 septembre 2021

Homélie de Mgr Marsset aux funérailles de Jean-Paul Belmondo

 Voici le texte de la très belle homélie prononcée hier par Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris, pour les funérailles de Jean-Paul Belmondo en l'église parisienne de Saint-Germain-des-Prés

« Si le grain de blé meurt, il porte beaucoup de fruits… » Avec Paul son fils, nous avons choisi cette page d’Évangile pour vivre avec vous son enterrement, son enciellement, le vivre sous le regard de la Parole de Dieu. Nous avons d’abord pensé évidemment à tous ces fruits que vos témoignages disent, et ceux des Français, ces fruits que révèlent tous ces hommages des artistes et des anonymes. Lui, l’homme à la gaîté communicative, à la joie généreuse, à l’empathie ruisselante… Le comédien qu’il était, vivait dans sa vie ordinaire ce qu’il savait donner aux autres : la joie, la générosité, l’humour. Dans Itinéraire d’un enfant gâté, il nous dévoilait peut-être quelque chose de lui, quand il disait à Richard Anconina : « Ce qui intéresse les personnes, c’est que tu leur parles d’eux, pas de toi ». Et nous savons tous comment il a su insuffler à ses personnages sa sympathie, sa bonne humeur, son charme d’homme heureux.

Ainsi quand il a tourné Léon Morin, prêtre, François Mauriac avait écrit dans le Figaro littéraire : « La grâce s’imite donc, me disais-je. Qu’un bon acteur comme Belmondo puisse devenir n’importe quelle créature, entrer dans toutes les peaux, je le savais. Mais ici, dans ce rôle-là, il fallait devenir ce saint qui ne sait pas qu’il est saint et qu’il fût en même temps ce garçon aimé d’une jeune femme et qui sait qu’il est aimé ».

Il y avait en lui une vraie unité de vie qui a contribué à le faire aimer. Il était aimé des gens parce qu’il aimait les gens, on l’a souvent dit et redit !

Mais cette page d’Évangile nous parle d’abord d’une autre mort symbolisée par ce grain de blé tombé en terre. C’est la manière pour Jésus-Christ de parler de sa mort et de notre mort, de sa vie et de notre vie. Oui, on ne meurt pas pour rien. La mort fait partie de la vie. Elle n’en est pas le terme, elle est notre naissance dans le mystère de Dieu. C’est le sens de ce geste d’eau bénite que je ferai tout à l’heure à la sortie de la célébration sur son corps, comme un autre prêtre l’a fait, il y a 88 ans, le jour de son baptême. Nous sommes tous sortis, un jour, du ventre de notre maman. Et ce jour-là, on a découvert ce qu’était une maison, un arbre, un frère, un chien… tout ce qu’on ne peut pas imaginer dans le sein de sa mère. On a aussi découvert notre père, notre mère, nos amis.

De la même manière, au jour de notre mort, nous sortons du ventre de notre terre et nous naissons à une réalité inimaginable. Dans cette réalité, au centre de tout, il y a notre Père qui est aux Cieux. Et son Fils, grain de blé semé pour poser en nous la vie divine. Et nous découvrons notre famille humaine dans son intégralité. Jean-Paul Belmondo était baptisé, pas franchement pratiquant dans le domaine liturgique, mais il a gardé dans sa belle humanité des traces indélébiles de sa ressemblance filiale avec Dieu.

Dans une interview, il disait qu’il ne craignait pas la mort : « Elle est inéluctable, disait-il, et il y a longtemps que je me suis fait une raison ». Aujourd’hui, l’homme de brio rencontre le Fils du Très Haut. Le « bien-aimé des hommes » Jean-Paul Belmondo, découvre le Bien-Aimé du Père, celui que le Père des Cieux appelle son « Fils bien-aimé : Jésus ». Le grain de blé était volontairement tombé en terre, il y a deux mille ans, pour que nos propres vies humaines ne se terminent pas par un saut dans le vide, mais soient absorbées dans sa vie divine. Et ce sera pour Jean-Paul, comme pour nous, chacun à notre heure, une divine surprise.

Dans les rares paroles qu’il a laissées sur sa vie de baptisé, Jean-Paul Belmondo parlait plus d’une deuxième vie qui prolongerait, mais en mieux, les amours et les amitiés de la terre. Il avait dit qu’il retrouverait autour d’une bonne table Lino, Gabin, Audiard et tous ces autres compères. Ses parents aussi, sa fille Patricia… Sa surprise aujourd’hui, c’est de découvrir que la mort n’est pas une heureuse (ou douloureuse) prolongation de la vie terrestre, c’est une totale transformation. Quand on est mort, on est mort. Et c’est pour la vie ! On ne se survit pas à soi-même ! S’il y a une autre vie, elle ne peut pas venir de nous. Elle vient forcément de Dieu. Et ni Dieu, ni l’éternité ne sont comme nous l’imaginons. Bien heureusement !

Du coup, la mort a bien deux visages. Celui d’une souffrance, pour nous qui restons sur la terre. Et cette souffrance est proportionnée au bien qu’a fait cet homme, si peu ordinaire et pourtant si ordinaire, une souffrance qui est proportionnée à l’amour que chacun avait pour lui. Ce visage de la mort est peiné, même s’il est admiratif et louangeur parce qu’il est une séparation : oui, Jean-Paul Belmondo est mort.

Mais l’autre visage de la mort, c’est celui du mort qui découvre cet instant « D », l’instant DIEU non comme un flop, mais comme une rencontre. La mort, c’est être libéré du temps « chronos », du temps-souffrance, du temps-vieillissement, et entrer dans le temps « kairos », le temps de Dieu, le temps de l’Amour de Dieu, le temps de l’accomplissement de notre vie devant notre Créateur et notre Sauveur.

Pour nous, pour vous, sa famille charnelle et sa famille de cœur, la mort est encore un point d’interrogation. Mais en présence de Dieu, elle est un point d’exclamation ! Qui mourra, verra. La mort est un passage de l’amour en humanité à l’Amour en éternité, ce lieu où les vraies amours trouvent toute leur place dans le cœur de Dieu.

« Seigneur, je ne te demande pas pourquoi tu nous as enlevé Jean-Paul Belmondo, je te remercie de nous l’avoir donné ».

samedi 28 août 2021

Saint Augustin

Aujourd'hui 28 août nous faisons dans l'Eglise mémoire de saint Augustin (354-430), l'un des plus grands parmi les Pères latins. Intellectuel qui avait fréquenté tous les courants de pensée de son époque et les avait approfondis (surtout le manichéisme), sa conversion au christianisme avait été préparée non seulement par les prières et supplications de sa mère Monique, mais aussi par sa culture classique - l'un de mes professeurs de littérature latine, aujourd'hui décédé, le P. Maurice Testard, avait écrit sa thèse sur l'influence de Cicéron dans la conversion chrétienne d'Augustin. Conversion néanmoins subite, racontée dans Les Confessions, lorsqu'il entend dans la rue à Milan un petit enfant qui chantonne Tolle, lege ("Prends et lis") - Augustin prend alors le livre des Ecritures qui est posé devant lui et lit au hasard un verset de saint Paul qui lui "parle" pour la première fois. Il recevra le baptême des mains de l'évêque Ambroise, en 387, en même temps que son fils Adéodat.
A propos de cet épisode, il écrira, toujours dans Les Confessions, ce raccourci magnifique : Non dubia sed certa conscientia, Domine, amo te. Percussisti cor meum Verbo tuo et amavi te ("Je ne doute pas, je suis sûr dans ma conscience, Seigneur, que je t'aime. Tu as frappé - tu as "percuté" - mon coeur de ton Verbe, et je t'ai aimé.") Pour la première fois de sa vie, un verset biblique est devenu "Parole de Dieu", "Verbe" et Augustin en a eu le coeur retourné.
Le reste est connu aussi : la mort de ses proches, son retour en Afrique du Nord, sa décision de devenir moine, décision contrariée par les besoins du service pastoral -  Augustin est ordonné prêtre puis évêque d'Hippone, où, après avoir rédigé une Oeuvre impressionnante (commentaires de l'Evangile, homélies, traités...) il meurt dans sa ville épiscopale assiégée par les Vandales.
Magnifique figure, figure majeure de la foi chrétienne en Occident, aujourd'hui encore il nous est proche et combien nécessaire...

dimanche 15 août 2021

La chaire de vérité de la Cathédrale de Bruxelles et la Femme de l'Apocalypse

 Venez voir la Cathédrale de Bruxelles. Elle est tout entière magnifique! Mais admirez, à mi-hauteur de la nef, la Chaire de Vérité, remarquable meuble de 1699 - un "emprunt" fait à une église jésuite de Louvain, qui devait fermer.

On y voit, en bas, Adam et Eve chassés du Paradis terrestre - oh, ils n'ont pas l'air heureux, ces deux-là : Eve pleure, la tête dans les mains, en cheveux, la robe déchirée, tenant encore dans sa senestre le fameux fruit qui a tout gâché. Et Adam n'a pas l'air plus glorieux - au fait, c'est... nous, ces deux-là, c'est humanité hors du Paradis, c'est bien notre destinée!

A gauche, on voit le long corps de cette saloperie de serpent qui remonte dans le Jardin luxuriant, son forfait accompli. Oh, il a bien réussi son coup, cette crapule. On cherche sa tête : il faut se reculer un peu pour admirer la statue qui recouvre l'abat-voix. C'est la Femme de l'Apocalypse, dont nous parle la Première Lecture de cette solennité de l'Assomption. Marie, oui, mais plus vraisemblablement encore l'Eglise tout entière, "la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles". Elle a empoigné la Croix du Christ, et elle en transperce la tête du serpent. Le Mal est vaincu!

Dans un seul meuble, donc, le début et la fin de notre Bible, un raccourci saisissant qui nous transporte de la Genèse à l'Apocalypse, et nous dévoile déjà la fin de l'Histoire : oui,  le Mal est vaincu, en ce compris la mort qui sait si bien nous déchirer et délabrer nos affections.

L'Assomption de la Sainte Vierge, aujourd'hui célébrée dans la joie, nous dévoile aussi cette fin de l'Histoire : Marie, la première d'entre nous, vit avec son corps dans la gloire de Dieu. Elle nous y attend et un jour nous partagerons avec elle cette gloire de ressuscités.

lundi 9 août 2021

Edith Stein, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

 Chaque année, c'est avec une grande émotion que nous célébrons dans l'Eglise Catholique la fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, co-patronne de l'Europe. Née Edith Stein, dans une famille juive à la fin du XIXème siècle, Edith a d'abord voulu se consacrer à une carrière de philosophe. Disciple de Edmund Husserl, le père et fondateur du courant "phénoménologique" en philosophie - ce courant qui souhaite appréhender le réel en considérant les "phénomènes", les "manifestations" à travers lesquels le réel nous apparaît -, elle rédige une thèse brillante et devient enseignante dans une Ecole Normale pour jeunes filles. Assez tôt, en effet, l'enseignement universitaire lui est interdit, à cause de son judaïsme et des lois discriminantes du nazisme. Pendant cet enseignement, durant lequel elle développe des idées avant-gardistes (pour l'époque) sur les femmes, elle fréquente un couvent de Soeurs Bénédictines et, puisant dans leur bibliothèque, lit avec passion l'autobiographie de Thérèse d'Avila, une "phénoménologue" avant l'heure, qui décrit comme ils apparaissent, précisément, les mouvements de son coeur priant. Révélation décisive : Edith demande le baptême et, dans la foulée, est admise au Carmel de Cologne, où elle prend le voile sous le nom de "Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix". Quelques années plus tard, vu les menaces qui planent sur les religieux allemands d'origine juive, elle est accueillie dans un Carmel de Hollande. En 1942, les évêques hollandais ayant publié une lettre contre les exactions anti-juives des nazis, les religieux d'origine juive sont, en représailles, arrêtés et déportés. Le 9 août 1942, Soeur Thérèse-Bénédicte est gazée à Auschwitz, peu de temps après son arrivée dans le camp de la mort.

Elle sera béatifiée en 1987, puis canonisée en 1998 par saint Jean-Paul II et, dans la foulée, proclamée "co-patronne de l'Europe". Ce fut là une volonté du pape de voir cette femme présentée comme un modèle, martyre à la fois pour son judaïsme (qu'elle n'a jamais renié) et son christianisme, témoin douloureux de la plus grande barbarie qui a ensanglanté le XXème siècle, femme aussi d'une très grande intelligence spéculative, et que cette intelligence a contribué à faire grandir dans la foi juive et chrétienne.

Quelle figure! Quelle émotion de pouvoir la célébrer et la prier, en demandant qu'elle ne cesse pas d'intercéder pour notre temps qui ne manque pas, lui non plus, de barbaries...

samedi 24 juillet 2021

Que faut-il changer?

 Ce soir, nouvelles images terribles, déprimantes, d'inondations importantes à Dinant. On a l'impression que le cauchemar recommence...

Il va falloir changer beaucoup de choses.

Mais prenons bien conscience de ce qui ne va pas changer, parce que cela ne dépend pas de nous, ou pas uniquement de nous. Le climat change - ce sont, semble-t-il, des cycles qui se succèdent et sans aucun doute l'activité humaine y a une part, comme nous le répètent scientifiques et climatologues versés dans la question. Nous pouvons donc changer quelque chose - éviter de bâtir dans des zones inondables, par exemple, chez nous et surtout dans d'autres continents, comme l'Asie du Sud-Est ou la Floride. Réduire drastiquement nos émissions polluantes dont on sait qu'elles contribuent au dérèglement climatique. Cela, on peut et on doit le faire, mais on doit aussi savoir et dire que cela ne résoudra pas tout, car tout n'est pas au pouvoir de l'être humain - des catastrophes continueront, comme celle qu'on vient de connaître chez nous où nous pensions de façon un peu béate qu'elles étaient réservées aux "autres" (ailleurs, bien loin... eh bien, non.) La question devient donc : comment, au milieu de ce qu'on ne peut changer, ou du moins, pas totalement changer, se comporter comme des êtres humains raisonnables, respectueux les uns des autres et soucieux , non de sauver la peau des plus aisés, mais de secourir les plus faibles? 

Même question pour la pandémie virale dont nous ne sommes pas quittes. Certes, nos ripostes sont  pour une part efficaces (en particulier, les vaccins), mais le virus - celui-là et d'autres, à sa suite, dont pas mal de virus émergents liés précisément aux changements climatiques), le virus, oui, va continuer à se répliquer - c'est son devoir, en quelque sorte, il veut vivre et trouver pour cela des réceptacles susceptibles de le faire proliférer - le corps humain étant l'un de ces réceptacles. La question est la même que précédemment : comment allons nous vivre avec cette pandémie et d'autres qui vont nécessairement suivre, vivre donc en hommes raisonnables, respectueux les uns des autres et soucieux, non de sauver sa peau, non de sauver la peau des plus aisés, mais de secourir les plus faibles?

Même question pour les migrations, les clandestins, les sans -papiers qui déferlent dans les centres de nos villes européennes supposées être des eldorados - et qui sont des miroirs aux alouettes, des eldorados trompeurs. On n'empêchera pas ces migrations, on ne renverra pas ces gens chez eux (et d'ailleurs, c'est où, chez eux? La terre est à tout le monde...) Regardons ce qui les fait fuir : la misère, l'impossibilité même de vivre, les guerres, les famines et tout le reste de la détresse du monde. Non, ici encore, la question n'est pas de changer ce qui ne peut l'être, mais elle devient : comment, au milieu de ce qu'on ne peut changer, ou du moins, pas totalement changer, se comporter comme des êtres humains raisonnables, respectueux les uns des autres et soucieux, non de sauver la peau des plus aisés, mais de secourir les plus faibles?


A chacun, au seuil de ce dimanche, de méditer là-dessus...

mardi 20 juillet 2021

Deuil et Fête Nationale

 Ce midi, à la Cathédrale de Bruxelles, silence  - la minute d'hommage aux victimes des inondations, demandée par le Gouvernement Fédéral. Puis, pendant un quart d'heure, le glas qui disait à tous la peine des Belges. Et, à midi trente, la messe "pro defunctis" célébrée pour les morts de cette catastrophe nationale, pour leurs proches, pour toutes les victimes. A treize heures, le Discours remarquable du Roi, un discours à la fois d'empathie et d'espoir.

Cette après-midi, grande activité toujours à la Cathédrale : les fleuristes s'activent, le Personnel du Palais, aussi, et la Sécurité : demain à 10h00, j'accueillerai le Roi et la Reine pour le Te Deum qui inaugure la Fête Nationale.

Passer du deuil à la fête, est-ce normal? Eh bien, oui, même si la fête bien sûr sera marquée par le deuil,  comme le deuil déjà ouvre un peu à la fête. Les chrétiens le savent bien : nous ne sommes jamais, nous ne restons jamais sans espérance, que celle-ci soit laïque ou religieuse.

Et cela, c'est précisément comme inscrit dans le "tempérament" belge...