Hier samedi 17 octobre, un peu partout en Europe mais particulièrement en France, le chaos a régné dans les rues de certaines grandes villes. Particulièrement en France : ceci doit nous alerter car, nous le savons bien, si la France est grippée, l'Europe entière éternue...
On peut et on doit comprendre les revendications légitimes de la jeunesse qui, comme souvent et à toutes les époques, craint pour son avenir : croissance économique en berne, changements climatiques, érosion de la démocratie, blocages dans les processus de transmission et d'enseignement, immigration problématique, etc., ne peuvent que nourrir son inquiétude et c'est aux dirigeants qu'il appartient d'engager les réformes nécessaires dans tous ces domaines avec le seul souci du bien commun. Oui, il est légitime que ces craintes soient exprimées, en ce compris dans la rue, et oui, il est indispensable que les gouvernants les entendent. Or, à l'évidence, cela n'est pour l'instant pas le cas...
Mais ce qui est inacceptable, c'est la casse et le pillage. Une société ne peut tolérer longtemps le chaos, et il revient aux organisateurs des manifestations d'écarter, avec le concours des forces de l'ordre, les vandales qui ravagent l'espace public. Il en va de leur crédibilité... Sinon, on connaît la suite : ce genre de révolte, si elle s'amplifie, a toujours conduit dans l'histoire à une reprise en mains qui s'apparente d'une façon ou d'une autre à la dictature. Pour rétablir la paix dans les rues, on confie le pouvoir à l'armée, par exemple, qui cède à la tentation de le garder.
L'évangile de ce dimanche (Mt 22, 15-21) nous rappelle que Jésus, dans un contexte politique où on voulait le piéger, a renvoyé César à César - entendons par là une juste autonomie du politique par rapport au religieux. Mais il a aussi renvoyé Dieu à Dieu : entendons par là que, si les pièces de monnaie sont à l'effigie du chef de l'Etat, les êtres humains, eux, sont à l'effigie de Dieu, "à son image et à sa ressemblance", puisant à cette source un respect qui toujours et partout, en toute circonstance et sous tous les régimes, leur est dû de façon inconditionnelle.
'Qui sème le vent, récolte la tempête' (Osée 8,7)
RépondreSupprimerComment croire que l'homme est créé à l'image de Dieu et non à celle du diable devant ce déchaînement de violence? que ce soit celle des casseurs., celle des policiers et celle.- plus déguisée- des manipulateurs politiques. Quel désespoir peut amener à abîmer, à détruire et pire encore à désirer tuer? Le message du Pape, son appel à la paix, est loin d'être entendu ...
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