Les résultats des "midterms" (élections de mi-mandat présidentiel) aux USA ont quelque chose de réconfortant. Non pas d'abord parce qu'elles amèneraient au Congrès une majorité jugée plus souhaitable, et en tous les cas plus conforme globalement aux points de vue européens. Mais essentiellement parce que ces élections démontrent que les USA restent une grande nation démocratique, c'est-à-dire que le vote des citoyens est capable de renverser une majorité qui semblait bien établie. On aurait pu là-dessus avoir des craintes (de corruption, de financements occultes, de chantage, etc.) mais finalement, heureusement, la majorité a pu être entendue - ce que du reste a reconnu le Président sanctionné. Cela n'est malheureusement plus le cas dans des pays où la dictature l'a emporté et, semble-t-il, pour longtemps, comme la Russie ou la Chine. Là, on vote encore, mais les dés sont pipés et les jeux faits avant même tout choix réel de la population.
Oui, la démocratie sort victorieuse de ces élections américaines. Oh, je sais bien qu'elle n'est pas un régime idéal mais, comme disait le grand Churchill, elle est "le moins mauvais" des régimes! Et nous devons sans cesse la protéger, dans nos pays où, toute fragile qu'elle soit, elle est tout de même la règle.