Ce matin, le Cardinal Patriarche de Jérusalem et le Custode de Terre Sainte ont été empêchés par les forces de police israëlienne de pénétrer dans la Basilique du Saint Sépulcre pour y célébrer la liturgie des Rameaux. C'est la première fois depuis des siècles qu'une pareille interdiction s'impose à des responsables religieux en ce lieu, sous le prétexte d'un "temps de guerre" qui change la donne et la liberté de culte.
Une honte, une de plus.
La violence de l'Etat s'oppose ainsi à un discours de paix ou de pacification, comme si seule la guerre et sa logique devaient prévaloir sur les tentatives de réconciliation.
Mais... comme le chantait le poète Aragon, "contre les violents tourne la violence" et il ajoutait "Dieu! le fracas que fait un poète qu'on tue!" La religion, celle du Christ, est du côté de la poésie, toujours, de la faiblesse assumée, des armes déposées, des mains tendues vers l'adversaire, de la négociation, de l'amour enfin espéré, recherché, voulu pour lui-même, pour les peuples, pour le monde, pour le bien de la terre. Les logiques guerrières ne l'emporteront jamais sur celles-là - ce qui subsistera, c'est la volonté de paix. Un poète qu'on tue fera toujours plus de fracas que mille bombardiers...
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