Hier à 15h00 à la Cathédrale de Bruxelles, inspirante conférence du cher Michel Cool, sur l'exhortation apostolique du pape Léon XIV Dilexi te : en continuité avec François son prédécesseur, mais avec une rigueur qui lui est propre, le nouveau chef de l'Eglise catholique rappelle à tous que le souci de la pauvreté n'est pas un accessoire de la foi chrétienne, mais son coeur. En Jésus, Dieu lui-même se fait pauvre pour que tous les pauvres soient rejoints par lui. Les pauvres et le souci qu'on en a comme le soin qu'on en prend deviennent ainsi un locus theologicus, un lieu à partir duquel le Dieu chrétien se donne à connaître et raconte, en quelque sorte, son identité. Mais ils disent aussi l'identité véritable de l'être humain et on trouve là également un locus anthropologicus, un lieu où se dévoile l'humanité même de l'homme. C'est ainsi que ce qui appartient au coeur de la foi chrétienne est d'abord une caractéristique proprement humaine, et comme le dit le pape, "avant d'être croyants, nous sommes humains."
Redire, au coeur du Carême, cet enseignement de la foi chrétienne, c'est sans doute aujourd'hui comme hier s'exposer à l'incompréhension dans un monde où ne sont guère exaltées que les valeurs de l'enrichissement, du confort, voire du chacun pour soi, que ce soit au plan individuel ou géo-politique. Devant le cynisme de certains dirigeants du monde, la simplicité du message évangélique s'impose comme un sursaut de dignité humaine : "Heureux les pauvres de coeur, le Royaume des cieux est à eux!" Merci au pape Léon de l'avoir redit avec force au début de son pontificat et merci à Michel de l'avoir rappelé hier avec clarté pour soutenir la conversion à laquelle le Carême nous convie.
Ecce homo
RépondreSupprimerLe credo parle d'un Dieu tout-puissant : alors nous l'imaginons comme pouvant réaliser tous nos désirs. S'il l'était, il y a longtemps que la souffrance et le mal n'existeraient plus, que nos prières incessantes seraient exaucées. Jésus, visage humain de Dieu, montre en sa personne que, s'il agit avec puissance, c'est dans notre cœur, avec notre libre consentement et si nous nous reconnaissons pauvres. Il est venu pour les pauvres. Les bénéficiaires de ses "miracles" sont les exclus de la société, les malades, les possédés. Il les réintégre dans la société et leur redonne leur dignité humaine. Ils ne sont pas devenus des anges mais des hommes vivants. C'est, je crois, le plus cher desir de Dieu .
RépondreSupprimerJe comprends de moins en moins le "A Toi le règne, la puissance et la gloire"... que je ne prie plus jamais... Cette exhortation est tellement loin de la pauvreté... que vous évoquez, Monsieur le Doyen...
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