mercredi 8 juillet 2026

Madame Le Pen, candidate...

 Or donc, dans un pays voisin et ami, des élections se préparent qui entendent nommer le "chef de l'Etat". Chez nous, dans les monarchies du Nord, nous sommes bien heureusement dispensés de cette corvée : le chef de l'Etat se contente de naître, on ne souhaite pas qu'il soit "de gauche", "de droite" ou "du milieu", qu'il soit ou non un génie politique ou autre, non, on lui demande d'être là, sans l'avoir choisi, sans faire campagne, de donner sa vie à cette noble tâche : guider l'Etat, le représenter, le défendre contre les attaques extérieures ou intérieures, rester neutre et libre face aux opinions politiques qui gouvernent tandis que lui, "règne mais ne gouverne pas."  Que voilà un sage système, qui nous économise des campagnes électorales sans fin, des gué-guerres de personnes plus encore que d'idées.

Et des surprises : voilà donc que Mme Le Pen, deux fois condamnée pour détournement d'argent public (européen, c'est-à-dire aussi votre et mon argent, celui de nos impôts...) déclare qu'elle est dès à présent candidate à ce poste suprême où il s'agit non seulement, comme chez nous, de régner, mais de gouverner!

C'est, vu d'ici, un mépris pour les institutions judiciaires de son Pays et une manière de dire que, toute candidate qu'elle est à préserver ces institutions, elle s'en fiche...

Allez comprendre... Je songe à De Gaulle, tiens,  ce soir : à Colombey, il doit comme on dit "se retourner dans sa tombe!" Non?

1 commentaire:

  1. Elle n'est ni au-dessus, ni en-dessous des lois et son pourvoi en cassation la maintient (pour le moment) dans un statut de présomption d'innocence. Telles sont les limites et la beauté de l'état de droit, propre à nos démocraties. Il fait l'accepter.

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