Opportune initiative de l'Académie Royale de Belgique, hier après-midi : une table ronde pour revenir, quelques mois plus tard, sur la polémique qui a agité les médias et les réseaux sociaux autour de Noël dernier : la fameuse crèche de la Grand Place. A l'initiative du cher Professeur Jean Leclercq, j'ai pris part à cette manifestation en compagnie de l'artiste Vittoria Maria, du journaliste Bosco d'Otreppe, de "La Libre Belgique", de Corentin de Salle, du Centre libéral Jean Gol, en présence du Bourgmestre de Bruxelles, de l'Ambassadeur de France et d'environ cent cinquante personnes. Dans un climat détendu et confiant, chacun a pu exprimer son point de vue, son ressenti, et surtout fournir, à tête reposée, une esquisse d'analyse qui prenne un peu de hauteur : pourquoi un tel raffut, quelle corde sensible a-t-on touché, qu'en est-il de la récupération politique de l'événement, comment envisager encore la présence de la création artistique (religieuse en particulier) dans l'espace public, etc...
Beau moment, serein, donc, loin des agitations stériles. L'artiste a pu exprimer l'effroi qui fut le sien et celui de sa famille au moment même, l'écoute bienveillante qu'elle a trouvée auprès des autorités civiles (le Bourgmestre) et ecclésiastiques (l'archevêque, le nonce apostolique ou moi-même); Bosco a rappelé comment les réseaux sociaux réagissent dans l'immédiateté, sans aucun recul critique; Mr de Salle a tenté d'expliquer pourquoi son Parti avait réagi sous la forme d'une pétition. Pour ma part, j'ai exprimé ma crainte de voir un certain monde politique récupérer ce qu'il nomme quelquefois la "tradition" chrétienne (en la recomposant à sa guise, du reste, et selon l'utilité qu'elle lui procure) pour étayer son idéologie. Cela se voit aux USA, en France, en Hongrie, en Pologne, et il ne faudrait pas céder chez nous à cette tentation : la séparation de l'Eglise et de l'Etat doit jouer dans les deux sens, et ce n'est pas au personnel politique qu'il revient de dire, par exemple, comment une crèche doit être bâtie...
Heureusement qu'existent de tels lieux de débat dans une société comme la nôtre!
Pourquoi avoir dénié à la bienheureuse Vierge Marie les traits de son beau visage, cette année ? Elle, dont la splendeur témoignée par tous les visionnaires de Ses apparitions, n'a cessé d'illuminer nos âmes au cours des siècles...
RépondreSupprimerFallait-il lui faire un visage sémitique? Eurasien? Africain? La Ville de Bruxelles est multiculturelle et il convenait que chacun s'y retrouve...
SupprimerHeurterions-nous les Japonnais en donnant au visage de la Vierge, l'expression d'une jeune fille juive dune quinzaine d'années ?
SupprimerLe peuple de Dieu ne pouvait comprendre que Celle dont les yeux ont contemplé le Verbe incarné depuis Sa naissance, fût représentée sans regard.
RépondreSupprimerTelles sont les cordes....que vous évoquez.